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De la découverte au canyoning sportif, découvrez les canyons autour des gorges du Verdon et les alpes maritimes.

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CANYONING INITIATION
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CANYONING SPORTIF
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CANYONING JOURNEE

LE CANYONING, UNE AUTRE FACON DE DECOUVRIR LES GORGES DU VERDON ET LES ENVIRONS

Diplomé d’état Canyoning et escalade depuis 1997, je vous propose de découvrir les canyons autour des gorges du Verdon, dans les environs de Castellane et dans les Alpes maritimes. De la demi-journée découverte jusqu’au stage canyon de plusieurs jours, tout est possible. Le Verdon est aussi un haut lieu de l’escalade en grande voie. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez faire du canyoning ou de l’escalade dans les environs.

LE CANYONING OU CANYONISME, C'EST QUOI?

canyoning du raton

L'activité consiste à descendre un petit cours d'eau, communément appelé clue (terme provencal pour désigner un ruisseau) dans le sud-est de la France. Très souvent ce cours d'eau s'engouffre entre des falaises et c'est ce qui lui donne une configuration encaissée. Au dela de l'encaissement, l'autre catactéristique de ce type de parcours, c'est l'aspect accidenté de celui-ci. Effectivement la descente est souvent agrémentée de ressauts et de cascades entre des zones de nage ou de marche. Le franchissement de ces obstacles peut s'aborder de différentes manières: sauter lorsqu'il y a une vasque de reception suffisament profonde, glisser en position toboggan ou alors descendre en rappel lorsqu'il n'y a pas d'eau à la reception ou que c'est trop haut. En résumé l'activité va consister à alterner marche, nage, sauts, rappels et tobbogans.

A Castellane, dans les gorges du Verdon, la rivière verdon est trop large pour pratiquer le canyoning.Sa configuration se prète davantage au rafting ou au kayak. Néanmoins ses afluents tels que le Jabron se prètent à merveille au canyoning.

Comme on peut l'imaginer, chaque canyon est différent. Certain sont à dominante aquatique (saut, toboggan et nage. La Maglia par exemple), d'autres à dominante verticale (prédominance de rappels, comme le Riou par exemple). Il existe aussi des canyons qui combinent les deux.

Au delà de toute performance sportive, le canyoning est avant tout un hymne à la nature.Le canyoning est (de mon point de vue) une manière d'accéder à des espaces naturels sauvages inaccessibles uniques.Parcequ'il n'y a pas d'autre moyen de découvrir ces espaces, le canyoning s'avère être un moyen adapté. Le quart sud-est de la france abrite les plus beaux canyons de France.

Niveaux d'eau / niveau de difficulté. Les niveaux d'eau dans les canyons sont en général des débits naturels, non régulés. Ainsi, un même canyon peut se retrouver à avoir beaucoup d'eau au mois de mai et beaucoup moins en juillet et août. Cette donnée induit qu'un canyon considéré comme ludique en été peux s'avérer être technique et difficile voire impraticable au printemps parce qu'il y a trop d'eau. Aussi, le mieux est de nous contacter afin de savoir quel est le canyon le plus adapté à votre envie en fonction du débit du moment.

Le canyoning, une activité accessible à tous. Quel que soit votre niveau de condition physique et votre appréhension de la hauteur, dites vous bien qu'il y a des canyons adaptés à tout un chacun. Effectivement il n'est pas obligatoire de savoir sauter de 10 mêtres ou de maîtriser les techniques de rappel sous cascade afin de s'adonner à cette activité. Il existe autant de canyons longs, techniques et difficiles qu'il existe de canyons courts et ludiques. Il suffit de commencer par un parcours adapté à votre niveau. Pour cela, le mieux reste encore d'en discuter ensemble afin de déterminer quel canyon correspondra à votre niveau et vos attentes.

canyoning au verdon

LES GORGES DU VERDON, LE DÉBUT DU CANYONING ?

L'esprit d'aventure de la nature humaine n'a pas attendu le vingtième siècle pour pousser les hommes à s'engouffrer dans des zones inconnues, mystérieuses, voire dangereuses. Déterminer où et quand l'on peut parler des débuts du canyoning me semble périlleux. Chaque canyon, si l'on s'intéresse à l'histoire, possède ses propres aventures avec son lot de téméraire . Et puis il faudrait pour cela que toutes les incursions faites sur un territoire soient connues, relatées et datées. Ainsi, dire que le canyoning a démarré ici plutôt qu'ailleurs me semble un peu présomptueux. Comme très souvent, seules les grandes aventures officielles sont parvenues jusqu'à nous. Ici je m'intéresserais aux gorges du Verdon et à son Grand Canyon.

MARTEL ET BLANC, DEUX NOMS QUI VONT ÉCRIRE L'HISTOIRE DES GORGES DU VERDON

1905, la première traversée intégrale des gorges du Verdon.

Au début du vingtième siècle, les gorges du Verdon et son canyon sont connus. André-Edouard Martel dans la revue La Nature en juin 1904 y fait référence : " Enfin, par Castellane, de longs, mais monotones myriamètres de bonne routes, conduisent sur le terroir des Basses-Alpes, parmi les merveilles du Verdon, aux quatre cañons successifs, le deuxième étant le plus grand, encaissé, à son entrée de 700 mètres à pic entre ses falaises crétacées, avec 30 mètres de largeur à la base et moins de 200 au sommet."

Les gorges du Verdon avaient déjà subi les assauts d'un certain Armand Jamet. Mais ses tentatives étaient restées vaines. André-Edouard Martel le souligne( toujours dans la revue La Nature de juin 1904) : " Il est un homme qui connait à fond toutes ces incomparables beautés, c'est M. Armand Janet, ancien ingénieur de la marine à Toulon et amateur passionné de toutes les curiosités du sol; il a tenté même, non sans péril, de descendre en bateau démontable le grand cañon du Verdon que personne jamais n'a parcouru."

Il est clair que les gorges du Verdon attisent la curiosité de l'aventurier explorateur A-E Martel. Il était aussi au courant que des études hydrauliques étaient en cours. Il continue ainsi dans la revue La Nature de juin 1904 : " Au printemps de 1902 des études d'utilisation hydraulique du courant du Verdon étaient en cours de ce côté : j'ignore quelle suite leur a été donnée. Certains projets de barrage devaient, dit-on, faciliter l'exploration du fond du cañon... mais peut-être aussi en altérer la magnificence ! " C'est en 1905 qu' A-E Martel se voit contacté par le ministère de l'Agriculture (la direction de l'hydraulique et des améliorations agricoles, plus précisément) afin de faire une étude sur les eaux de la source de Fontaine-l’Évêque. L'hydrologue, géographe André-Edouard Martel va s'embarquer dans une aventure qui va durer trois semaines du 26 juillet au 15 août 1905. Cette résurgence étant une importante source d'eau, à l'époque, le ministère de l'Agriculture commandita une expédition afin de mieux connaitre le réseau d'alimentation et la qualité d'eau de celle-ci. Pour diriger cette aventure, A-E Martel va s'avérer être l'homme de la situation. Son expérience en terme d'exploration des gouffres et des eaux souterraines va vite convaincre le ministère de l'Agriculture de lui confier la mission. Mais, au travers de cette mission, A-E MARTEL ne perd pas de vue son objectif : descendre le canyon des Gorges du Verdon de bout en bout.

A-E Martel sera accompagné de douze hommes pour accomplir cette mission. Parmi ces hommes, on retrouve sans surprise Armand Janet qui a déjà parcouru une partie du canyon des gorges du Verdon. Un autre homme fera partie de ce groupe: Isodore Blanc, l'instituteur du village de Rougon (je reviendrai sur lui plus tard). La première descente débutera le 11 août 1905. Il leur faudra quatre jours pour descendre le canyon des gorges du Verdon. Même si le départ de la descente du Verdon au Point sublime est facile, le reste de la progression va s'avérer lente et difficile.

Embarqués sur le Verdon à bord de trois barques de bois, après une journée chaotique, ils font un premier campement à la « l'Escales ».

Le 12 août, une barque étant inutilisable, les hommes vont devoir porter tout le matériel et les provisions à dos d’homme. Seul A-E Martel et son compagnon de toujours Louis ARMAND vont poursuivre jusqu’à la «Mescla» là où l’Artuby rejoint le Verdon. La suite de la descente se fait en passant sur les bords du Verdon, faute d'un niveau d'eau trop bas. À mi-journée, ils arrivent à l'Estellié. La nuit est déjà tombée lorsqu'ils arrivent dans un étroit couloir, à qui Martel donne le nom de « Styx ». Ici, une deuxième barque percute un rocher. Ils perdent tout le matériel qu'ils avaient embarqué dessus. La deuxième nuit, ils vont la passer à l'entrée du passage de l'Imbut. Arrivé ici, A-E Martel, fatigué, voyant son expédition prendre l'eau songe à renoncer. Ses équipiers l'incitent à continuer. A être là, autant continuer !

L'Imbut est un passage mythique du Verdon où celui-ci devient sous-terrain. Le 13 août, A-E Martel va contourner le passage en passant par dessus pour continuer la descente des gorges du Verdon. La progression est fastidieuse, difficile. Un troisième campement est établi au lieu-dit « les Cavalets ». Le 14 août, le Verdon est obstrué par des troncs d’arbres. Ici le Verdon n'est qu'un chaos de rocher à perte de vue. Comment sortir de tout ça ? Découragé, épuisé, ici au « Pas de Mayreste », le Verdon aura raison d'une grande partie de l'équipe restante. Martel et Armand vont finalement arriver sortir du canyon des gorges du Verdon et atteindre le pont au « Pas du Galetas ».

La seconde exploration du canyon des gorges du Verdon : les prémices du canyoning.

Une seconde exploration sera faite l'année suivante. On y retrouve A-E Martel, Janet et Blanc. Ils vont descendre à nouveau l'ensemble du canyon, en trois jours, du 27 au 30 août 1906. Cette fois-ci, ils renoncent à se servir des barques au profit de simples ceintures de kapok plus commodes pour les passages infranchissables autrement qu'à la nage ». Martel concède que les barques n'étaient pas adaptées aux gorges du Verdon. Au jour d'aujourd'hui, on peut voir dans cette deuxième exploration des gorges du Verdon les prémices de ce que sera le canyoning plus tard : descendre un cours d'eau à la nage ou en marchant.

le régisseur des gorges du verdon
ISIDORE BLANC, LE RÉGISSEUR DES GORGES DU VERDON

Isidore Blanc était amoureux des gorges du Verdon. Il fréquentait le canyon depuis son enfance.

Isidore Blanc, l'instituteur de Rougon accompagna A-E MARTEL dans ses expéditions de 1905 et 1906 dans le canyon des gorges du Verdon. Lorsqu'il rejoint l'expédition de Martel en 1905, Isidore Blanc n'est qu'un simple porteur. À la différence des autres porteurs venant de Rougon et la Palud, lui s'associe à cette descente du canyon uniquement par passion. Tout comme il avait déjà demandé le poste d'instituteur de son village de Rougon. Lorsqu'en 1908 les tunnels du couloir Samson furent ouverts (jusqu'en 1914), il s'aventura de nouveau dans le fond des gorges du Verdon afin de mieux les appréhender. Après la guerre de quatorze dix-huit, il commença à organiser des descentes du Verdon par le fond. L’expédition commençait au Baux et se terminait à Caletas. Ils descendaient le Verdon à pied, sans bateau et traversaient à gué. Les descentes du Verdon s'organisaient durant les périodes d'étiage de juillet et aout, lorsque le débit du Verdon descendait à 5 mètres cubes seconde. La descente durait deux jours, des porteurs amenaient de quoi faire le campement pour la nuit en passant par les tunnels du futur sentier Martel afin de rejoindre le fond des gorges du Verdon.

Il se désignait lui-même avec ironie comme le régisseur des gorges du Verdon. Avec ses excursions organisées, il se place comme un précurseur de ce qui deviendra plus tard le métier de guide de canyon; avant même que le fameux Touring-Club de France déploie ses actions touristiques dans les gorges du Verdon. Toute sa vie durant, Isidore Banc aura la volonté de promouvoir, de faire partager la beauté unique qu'offre le paysage des gorges du Verdon.

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